Un plan cul réussi dans le 35, c’est une rencontre dont chacun repart content de ce qu’il a vécu. Le consentement, c’est simplement s’en assurer, du premier message au retour chez soi. Voici comment ça se passe concrètement, selon l’heure et l’endroit où tu retrouves quelqu’un.
Au premier message : on dit ce qu’on veut, et ce qu’on ne veut pas
Une annonce dit ce que son auteur cherche ; elle ne dit pas qu’il acceptera tout, avec n’importe qui. Avant de te déplacer, échangez sur l’essentiel : ce que vous avez envie de faire, ce qui est exclu, le préservatif, l’endroit. Un « on verra sur place » n’est pas un oui.
Le rendez-vous du midi ou du 5 à 7 : pressé ne veut pas dire d’accord pour tout
Sur une heure de pause ou un créneau volé à l’hôtel, on a tendance à brûler les étapes. Le temps compté n’autorise rien de plus que ce qui a été convenu : si elle veut s’arrêter au bout de dix minutes, l’heure s’arrête là. Et personne ne doit se sentir obligé de « rentabiliser » le déplacement.
Voiture, parking, plein air : les passants n’ont rien demandé
Sur un parking ou dans un bois, on accepte d’être vu par ceux qui sont venus pour ça, pas par le promeneur ou la famille qui passe. Un spectateur ne devient participant que si on l’invite clairement ; une portière entrouverte n’est pas une invitation à toucher. Et chacun garde la possibilité de remonter dans sa voiture et de partir, sans explication.
Trio, candaulisme, partouze : chacun donne son accord, pas le couple à sa place
Quand un mari écrit l’annonce, c’est sa femme qui décide de ce qu’elle vit. Dans un trio ou une soirée à plusieurs, l’accord de l’un ne vaut pas pour l’autre, et on peut sortir du jeu à tout moment sans gâcher la soirée des autres. Fixez avant ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, y compris entre hommes.
Domination et soumission : un code pour tout arrêter
Dans un jeu de domination, un « non » peut être joué. Choisissez donc ensemble un mot ou un geste qui, lui, arrête tout immédiatement, et respectez-le sans discuter. Une première rencontre sans jeu, autour d’un café, permet de vérifier que la confiance est là.
Photos et sextapes : l’accord se demande, et se redemande
Accepter d’être filmé n’est pas accepter que la vidéo circule. La loi ne plaisante pas avec ça : partager l’image intime d’une personne sans son feu vert expose à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende (code pénal, art. 226-2-1), même quand elle avait accepté d’être filmée. Ce qu’on te montre ou te confie reste entre vous.
Alcool et produits : si elle ne peut plus dire oui, c’est non
Un verre pour se détendre, pourquoi pas. Mais une personne ivre ou sous produit n’est pas en état de consentir. Dans le doute, on remet à une autre fois.
Majeurs uniquement, et des numéros si ça tourne mal
Les annonces sont réservées aux adultes, et chaque rencontre aussi. Si quelque chose s’est mal passé : 17 ou 112 en urgence, le 3919 si tu es une femme victime de violences, et Sida Info Service (0 800 840 800) pour toute question sur un risque sexuel, le préservatif, la PrEP ou le traitement d’urgence. Pour le reste, retourne aux annonces de Rennes ou aux lieux de drague du 35.
